susanhayward

Susan Hayward, transfuge de Brooklyn comme le fut avant elle Barbara Stanwyck et comme le sera après elle Lauren Bacall était, comme ses illustres consoeurs bien partie pour une vie médiocre à la limite de l’indigeance, heureusement, la fée Hollywood veillait.

Elle combla la petite fille née laide de tous ses miraculeux bienfaits, celle-ci les paya de sa vie.

Peu nous importe, à nous autres cinéphiles les souffrances de femme derrière la gloire d’actrice, est-ce que celà ne fait pas directement partie du prestige de la profession?

Entre le rose et le noir le choix est fait depuis longtemps.

Nous préfèrerons toujours les errances d’une Garbo, d’une Gardner, les dérives d’une Monroe, d’une Mansfield à un mariage princier qui finit bien.

Les fins tragiques sont de meilleures clés pour la gloire éternelle que les familles nombreuses.

Nous vous aimerons toujours et à jamais Gene Tierney la folle, Vivien Leigh l’obsessionnelle, Jean Harlow la condamnée, Sharon Tate l’assassinée, Gloria Swanson l’abandonnée.

Que nous importent en regard de vos vies fracassées les Jeanne Crain, les Ann Blyth et vos consoeurs heureuses en bonheur, ce n’est pas celà être une actrice de légende.

le cinéphile veut des larmes, du sang, de la souffrance pour admirer de tout son saoûl l’actrice déifiée par le drame, ennoblie de désespoir.

On aime que la vie s’arrête avec notre amour, notre admiration n’a rien à faire en maison de retraite pour milliardaires bien portants, nous voulons que le drame perdure après le mot fin.

Pour le prix dérisoire d’un billet de cinéma, une star existe, vit, rit, aime, souffre et meurt devant les caméras, que le spectacle continue si elle veut que nous l’aimions encore, qu’elle mérite sa rolls et ses diamants, qu’elle les paye à son tour de ses larmes, c’est ce qui nous rendra notre argent.

Quelle frustration, avouons-le d’admirer une star qui prend sa retraite pour un mariage heureux et une kyrielle d’enfants bien portants.

A ce titre, Susan Hayward n’est pas assez admirée, pas assez regrettée, pas assez redécouverte, pas assez re dvdisée

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Cliquez sur le lien pour découvrir la biographie de Susan Hayward par Celine Colassin

Dernière mise à jour le 26 avril 2019

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